Mercredi 17 mars 2010
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De plus en plus couramment
pratiquées par les grandes entreprises et les pouvoirs publics, les simulations de crises peuvent parfois connaître des "bugs" révélateurs… C’est la mésaventure qui est arrivée hier
à la SNCF en publiant par erreur sur son site Web un faux communiqué annonçant 102 morts et des centaines de blessés dans l’explosion d’un TGV. Le communiqué faisait partie d’un exercice de simulation d’une catastrophe et
n’était pas destiné à être porté à la connaissance du public.
On peut tirer différents enseignements de cette bavure communicationnelle. Que les simulations de crises peuvent parfois connaître des emballements intempestifs. Qu’il faut se méfier de la communication
électronique, de ses bugs et de sa vitesse de propagation.
Mais la fausse catastrophe d’hier nous a apporté une… véritable information. Nous savons maintenant que la SNCF considère comme
possible, sinon probable, une catastrophe dramatique et de grande ampleur dans un TGV. Nous voilà
prévenus.
LE COMMUNIQUE DE DEMENTI PUBLIE PAR LA SNCF :
Paris, le 16 mars 2010. Le 16 mars 2010,
peu avant 12h00, un problème est apparu sur le site sncf.com relayant des informations sur un accident. Celui-ci n’a jamais eu lieu.
SNCF travaille de manière continue à l’anticipation de situations perturbées pouvant aller jusqu’à des situations
exceptionnelles. Chaque mois, elle organise des exercices de simulation de ces situations. En 2009, 10 exercices de cette
nature ont été mis en oeuvre en présence de l’ensemble de l’encadrement, tant au niveau national qu’au niveau régional. C’est le rôle et la responsabilité de SNCF de se préparer à gérer les situations à risques afin de garantir la prise en charge de ses
clients.
Par RTG
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Jeudi 11 mars 2010
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16:29
L’actualité très récente vient apporter de nouvelles illustrations de la
difficile application du principe de précaution. L’une s’appelle Amflora, l’autre Xynthia.
La Commission européenne décide d’autoriser la culture de la pomme de terre Amflora
et c’est un tollé général chez tous les anti-OGM. Qu’importe que les agences de la sécurité alimentaire française et européenne aient donné des avis favorables à sa culture depuis des années et
que rien ne soit venu apporter la preuve que cette semence constitue un risque pour l’environnement ou pour la santé, c’est non ! Dans cette vision monoculaire, unilatérale, ce sont les
risques, mêmes imaginaires, qui doivent avoir le dernier mot. Le « précautionniste » s’alimente avec des
convictions simples. Ici, le principe de précaution peut être rebaptisé principe de suspicion.
Il existe une autre variété, plus ancienne, naturelle, du principe de précaution. C’est le
principe du laisser-faire tel que nous avons pu en voir les effets dramatiques avec la tempête Xynthia et ses ravages à
La Faute-sur-Mer et à l’Aiguillon-sur-Mer. Le principe du laisser-faire n’est pas une absence de principe de précaution. C’est un principe de précaution qui vaut pour soi exclusivement. Lorsqu’on
est promoteur immobilier, par exemple. Pas pour les autres. Ces « précautionnistes » là, d’une espèce très ancienne et non modifiée génétiquement, eux aussi dotés d’une vision
monoculaire, privilégient toujours leurs intérêts sur ceux de la collectivité.
Une application utile du principe de précaution supposerait que l’on examine, de manière
raisonnable et dépassionnée, la « balance risques/avantages » sur les sujets sensibles pour la collectivité. Mais voilà le « précautionniste », tel le Cyclope d’Homère même affublé d’une paire de lunettes, reste enfermé
dans sa vision monoculaire.
Par RTG
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Mercredi 3 mars 2010
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13:28
La tempête
Xynthia qui a durement frappé le littoral de Vendée et de Charente-Maritime et a tourné à la catastrophe meurtrière sur les communes de la Faute-sur-Mer et de l’Aiguillon-sur-Mer
nous choque. Par sa brutalité et par le fait aussi qu’une bonne partie des victimes sont de modestes retraités venus chercher là une contemplation bien méritée de
l’océan.
Elle nous choque par sa
cruauté. Elle devrait nous choquer aussi par sa… prévisibilité. Prévisible parce que le risque encouru
était clairement annoncé des heures auparavant par les services de la météorologie nationale. Prévisible parce que les
experts de la DDE avaient précisément rappelé le risque et tiré en vain la sonnette d’alarme. Prévisible surtout parce
que construire des lotissements sur des terrains inondables, en dessous du niveau de la mer, et derrière des digues mal entretenues, s’est payer cher la liberté de vivre en « première
ligne » du rivage comme disent les agents immobiliers. C’est payer cette liberté au prix de l’oubli de la sécurité. Coupable
amnésie.
Qui avait la « mémoire » des
digues ? Les paysans et les pêcheurs qui vivaient auprès d’elles, les entretenaient, exploitaient les « prés salés ». Et qui savaient pertinemment qu’il ne fallait
pas se risquer à construire des maisons sur ces terrains, derrière les digues, en contre bas du niveau de la mer. La mémoire des digues s’est perdue avec eux. Noyée dans l’amnésie imprudente des élus, l’amnésie intéressée des promoteurs immobiliers et celle insouciante des nouveaux habitants.
http://www.mativi.fr/ocean-s-17/xynthia-au-coeur-de-la-tempete.html
Par RTG
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Samedi 6 février 2010
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14:36
Les crises produits qui
affectent des acteurs économiques de taille mondiale semblent de plus en plus relever de l’anthropologie religieuse. La crise qui ébranle en ce moment Toyota, le numéro un mondial de l’automobile, empêtré dans ses
rappels de millions de véhicules défectueux, est exemplaire de ce point de vue. Le cycle est parfaitement établi : arrogance, faute, punition, pénitence, rédemption.
L’Arrogance : Se croire au-dessus des contingences et des contraintes du commun en
affirmant un peu trop hautement sa supériorité : « Nos automobiles sont les plus sûres », « Nous sommes les plus forts »…
La Faute : Ne pas se montrer à la hauteur de son arrogance en se laissant aller
à de graves et coupables défaillances sur une valeur systématiquement affichée aujourd’hui dans le monde : la sécurité (en l’occurrence de ses clients, automobilistes).
La Punition : D'abord sous la forme immatérielle d’une réputation qui se dégrade
brutalement avant de prendre une tournure plus concrète : cours en bourse, ventes…
La Pénitence : Des excuses tardivement exprimées dans les médias, les frais de
rapatriement des produits défaillants, de réparation, les audits correcteurs, les changements dans les process de production et de contrôle qualité.
La Rédemption se paye au prix fort d’une nouvelle et planétaire campagne de publicité
pour clamer, un peu trop vite, un peu trop fort : « Nous avons changé ».
Et le cycle est prêt à recommencer tant la tentation de la sur-promesse est grande et permanente. Pour l'industriel, le Diable est dans les détails.
http://www.toyota.fr/about/news_and_events/campagne-rappel-0102.aspx
http://www.youtube.com/watch?v=vFaSedj0ioA
Par RTG
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Samedi 16 janvier 2010
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15:13
POURQUOI
LES
CATASTROPHES
LES PLUS CRUELLES
FRAPPENT-ELLES
SOUVENT
LES PAYS
LES PLUS PAUVRES ?
Par RTG
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