"IMAGINONS LE PIRE... NOUS NE SERONS PAS DEçUS !"

Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 16:09
Ils sont  à la communication ce que la "télé poubelle"  est à la télévision.
La lamentable histoire de Damian Mc Bride, « directeur de la stratégie » (!) du premier ministre travailliste anglais Gordon Brown, alias « Mc Poison », contraint de démissionner après la révélation par la presse des courriels diffamatoires qu’il préparait pour déstabiliser les conservateurs attire l’attention sur un nouveau métier de l’ombre : « Crises Maker ».

Le « Crises Maker » est un le produit de l'expansion des relations publiques, des techniques de communication et de manipulation appliquées à la politique et d'un profond et inavouable désir de s'inspirer de la fameuse loi du "tous les moyens sont bons pour..." rester au pouvoir, discréditer un adversaire, un concurrent... Variante modernisée du traditionnel « corbeau » des petites villes de province, envers négatif ou enfant naturel du « spin doctor », voici le « fear doctor »…

Le « Crises Maker » rédige des pourriels, variété insane des courriels et travaille avec l’arme redoutable de la rumeur. Il compte sur l’énorme pouvoir de dissémination – de contamination en l’occurrence – qu’offre Internet.

Le métier n’est peut-être pas appelé à un « brillant » (le mot sans doute ne convient pas) avenir mais il compte déjà ses spécialistes qui s’activent sur les différents champs de bataille : la politique, l’économie, les affaires… Objectif : détruire les réputations par empoisonnement de l’atmosphère médiatique.

Heureusement, les « Crises Makers » sont des apprentis sorciers qui ne maîtrisent pas toujours leur art. Ils fabriquent des bombes médiatiques ou plus modestement des boules puantes qui leur explosent parfois à la figure. Avec l’inévitable odeur.

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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 14:44
 Nous vivons dans un monde dangereux où même les cafetières peuvent se révéler un ennemi redoutable. Pourtant rien de plus pacifique qu’une cafetière...
La cafetière est l’amie du café. Le café est l’ami de l’homme, une drogue douce et savoureuse censée booster nos neurones fatigués par le quotidien.
Mais lorsqu’une cafetière s’entartre inconsidérément, elle peut se transformer en machine de guerre. Et exploser. Et la réputation d’un produit phare et d’une marque vénérable avec…
D’où l’opération rappel de produit menée tambour battant par Philips. 
Le « rappel de produit » est devenu un classique de la gestion des crises. Il ne demande pas de faire preuve d’une grande imagination stratégique, seulement de mettre en place un solide et efficace dispositif d’information des consommateurs et de gestion du retour des produits. Pour traiter le retour des cafetières Senseo, Philips a ouvert une plateforme téléphonique et un site Internet spécial (« operationsenseo.fr »). Tous les deux immédiatement saturés et quasi-injoignables. La crise dans la crise !
Philips a lancé ce mercredi une vaste opération Senseo. Le géant électronique néerlandais a en effet annoncé mardi  qu'il rappelait plus de 7 millions de machines en raison d'un défaut de sécurité. La décision a été prise après que "quelques" personnes eurent subi de légères blessures en raison d'un défaut qui peut provoquer l'explosion de l'appareil, a déclaré le porte-parole de Philips. Il y a eu dix-sept incidents recensés, selon lui. "Dans ces machines, il y a un risque d'une forte calcification qui provoque une montée de pression, ce qui, conjugué à un dysfonctionnement électrique, peut provoquer une séparation de la bouilloire du reste de la machine", a-t-il précisé. Il a toutefois souligné que le risque était de moins de trois sur un million et que les personnes affectées avaient subi essentiellement des chocs émotionnels, des commotions et des égratignures. Le rappel concerne quatorze modèles de la gamme Senseo, tous fabriqués entre juillet 2006 et novembre 2008 et vendus en Allemagne, en Autriche, en Belgique, au Danemark, en France, en Hongrie, en Irlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Les les numéros de série concernés sont : "HD7805, HD7810, HD7811, HD7812, HD7814, HD7816, HD7820, HD7822, HD7823, HD7824, HD7830, HD7832, HD7841 et HD7842". Dans ses résultats trimestriels, la compagnie a annoncé avoir inscrit à son budget 30 millions d'euros pour le rappel et la réparation des machines.
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 14:58

Les catastrophes naturelles sont des crises à la fois « familières » et dévastatrices. Familières parce qu’elles font depuis toujours partie de la condition humaine et de notre paysage planétaire. Leurs causes sont en général connues et identifiées. Leur probabilité de survenance mathématisable. Leurs effets tout à fait imaginables et parfaitement insupportables.

Inondations, raz-de-marée, ouragans, tempêtes, tremblements de terre, les catastrophes naturelles ont aussi une dimension apocalyptique et sémiologique. Elles véhiculent un message de la Terre à ses habitants (ses occupants ?). Le message d’un grand corps, très ancien et fourbu, qui nous dit sa fatigue, sa colère, son envie de se libérer d’un poids qui semble l’accabler.

Heureusement, dans les catastrophes les plus cruelles comme le séisme de l’Aquila, il y a toujours des moments forts et émouvants qui relancent la machine du désir de vivre. Et des moments parfois drôles ou comiques comme ces quelques mots du président du conseil italien qui a su faire rire de lui avec un talent que chacun lui reconnaîtra.

Sylvio Berlusconi… Un humoriste comme chef de gouvernement ? Ou… une catastrophe naturelle ?

 "Il ne leur manque rien, ils ont des soins médicaux, de la nourriture chaude... Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping", a déclaré Silvio Berlusconi à une journaliste de la chaîne allemande N-TV qui l'interrogeait sur la situation des sinistrés. Le chef du gouvernement italien a tenu ces propos alors que le tremblement de terre de lundi matin a tué plusieurs centaines de personnes, fait un millier de blessés dont une centaine dans un état grave, et laissé quelque 17.000 personnes sans toit et dans l'angoisse à chacune des nombreuses répliques du séisme.

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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 10:34

Contrairement à l’idée courante admise par un évolutionnisme approximatif, l’homme ne descend pas du singe. Le singe ne l’aurait pas accepté.

Le robot descend du singe. L’homme descend du robot.

Qu’est-ce qui le prouve ? Ce curieux paradoxe chez l’homme à vouloir affirmer de manière croissante à la fois son désir de liberté et une tendance généralisée à la robotisation des fonctions humaines.

Les robots sont partout parmi nous. Regardez. Dans la rue, dans le métro, le bus, au bureau, au restaurant, baladeurs, téléphone mobile, mini-consoles de jeux, mini ordinateurs… black-berrysés compulsifs, i-phonisés chroniques… qui sont ces êtres que nous côtoyons tous les jours ? Ces êtres qui dégagent une étrange impression de présence/absence par l’automatisation de leurs comportements ? La science-fiction fournit la réponse. Ce sont des androïdes : des robots à l’apparence humaine. Le phénomène est tellement puissant que Google a baptisé sa plateforme logicielle de téléphonie mobile… Android !

L’invasion peut avoir des effets positifs. La robotisation de la guerre par exemple. Mettre les robots en première ligne dans les conflits militaires, c’est prendre une solide assurance-vie. C’est éviter ce qui donne aux guerres leur mauvaise réputation : les pertes humaines.

Un avenir de guerres sans pertes humaines aurait au moins un triple avantage. Ce serait d’abord un formidable moyen – pacifique ! - de traiter les crises sans cruautés inutiles. Ce serait aussi un puissant facteur de croissance économique et d’innovations technologiques : les guerres sont traditionnellement, pour notre monde, des purges ou plutôt des saignées qui permettent de reprendre goût à la vie et de repartir d’un bon pied vers de nouvelles aventures. Ce serait, enfin, une excellente manière de joindre l’utile et le ludique : la guerre deviendrait un jeu électronique. Et les militaires n’auraient plus honte d’être de grands enfants.

Restera un problème à régler. Comment nous assurer que les robots respecteront les droits de l’homme ?
*Le "frère jumeau" de l'android est le cyborg, être humain biologique truffé de nanotechnologies. A lire : Demain les post-humains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ?, Jean-Michel Besnier, Hachette Littérature, collection "hautes tensions".
 

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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 14:52

 

Une crise est toujours un révélateur. Dans les arrière-cuisines du quotidien apparaissent alors des mécanismes que l’on redécouvre avec d’autant plus de stupeur que l’on connaissait leur existence.

C’est ainsi que le débat actuel, l’inflammation médiatico-politique devrait-on dire, autour de la question des rémunérations des dirigeants des grands groupes et de l’usage des parachutes dorés semble, à la fois, légitime et… réducteur.

Comme le sont tout particulièrement les leçons de morale administrée en ce moment par la « classe politique » aux dirigeants des entreprises. Les politiques ne saisiraient-ils pas là une aubaine pour se refaire une santé sur le dos des dirigeants du monde économique en faisant de mine de découvrir que le capitalisme est synonyme de désir d'argent et de culte de l’argent… jusqu'à la cupidité. 

Bien sûr, ceci ne devrait pas exempter les heureux bénéficiaires des parachutes dorés d’une saine méditation autour de cette observation pleine d’humour de Keynes, dans son essai sur la monnaie : « L’homme d’affaires n’est tolérable qu’aussi longtemps que ses gains peuvent être considérés comme ayant un certain rapport avec ce qui correspond grossièrement à l’utilité de ses activités pour la société. » Mais se concentrer sur l’accessoire même si celui-ci dans ses excès apparaît insupportable aux yeux de beaucoup, cela peut aussi faire perdre du temps sur l’essentiel.

Parachutes dorés, morale plombée ? Il est plus facile, dans une crise, de chercher des boucs émissaires que de trouver des solutions pour faire redémarrer l’économie avec les réformes nécessaires.  

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CE QUE LES CRISES NOUS DISENT

  • CRISES ROOM CELLULE DE CRISE
  • : LE BLOG DE TOUTES LES CRISES Economie, Politique, Société, Communication, Culture... Ce que les crises disent de nous et nous disent... Crises chroniques,aïgues, petites, grandes et très grandes... Crises de nerfs. Crises de larmes... Crises de rire... Les chemins de la perfection sont escarpés. Riche est la chronique du chaos ordinaire...
  • : 31/08/2008

TOUT COMMUNIQUE ! TOUT...

 

 

"Tout communique !..." s'émerveille la maîtresse de la maison ultramoderne dans Mon Oncle de Jacques Tati. En multipliant et en accélérant la création de relation, de liens, l'émission de promesses, la communication multiplie aussi les risques de ruptures. Les risques de crises. Si souvent le mensonge est au coeur de la crise (Cf Madoff), la communication est aujourd'hui le grand accélérateur des crises car... "Tout communique !..." 
http://www.tativille.com/

QUICK STARTER....

Comme dans les  scènes de ménage, les crises peuvent parfois se déclencher ou être accélérées par quelques mots malheureux, un ton un rien méprisant, une attitude, des gestes, des expressions du visage... Dans ces "quick starters" crisogènes, le signifiant compte souvent autant que le signifié, le ressenti autant que l'exprimé.
Les dirigeants devraient-ils suivre des cours de sémiologie comportementale ? Certainement. Nous ferions sans doute ainsi l'économie de nombreuses crises...

AMERICAN HERO : "SULLY"

 

Qu'est-ce qu'un crash d'avion ? Une crise brutale et le plus souvent fatale. Qu'est-ce qu'un héros ? Quelqu'un qui, dans des circonstances exceptionnelles, par son comportement sauve des hommes, une idée, une nation... Avec Chesley Sullenberger, 57 ans, ancien de l'US Air Force,  l'Amérique compte un nouveau héros : "Sully". Anticipation, sang-froid, maîtrise et humanité : toutes les qualités que l'on aimerait trouver chez nos dirigeants politiques. Particulièrement en période de "crash"... économique.

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