"IMAGINONS LE PIRE... NOUS NE SERONS PAS DEçUS !"
"IMAGINONS LE PIRE... NOUS NE SERONS PAS DEçUS !"
Le « Crises Maker » est un le produit de l'expansion des relations publiques, des techniques de communication et de manipulation appliquées à la politique et d'un profond et inavouable désir de s'inspirer de la fameuse loi du "tous les moyens sont bons pour..." rester au pouvoir, discréditer un adversaire, un concurrent... Variante modernisée du traditionnel « corbeau » des petites villes de province, envers négatif ou enfant naturel du « spin doctor », voici le « fear doctor »…
Le « Crises Maker » rédige des pourriels, variété insane des courriels et travaille avec l’arme redoutable de la rumeur. Il compte sur l’énorme pouvoir de dissémination – de contamination en l’occurrence – qu’offre Internet.
Le métier n’est peut-être pas appelé à un « brillant » (le mot sans doute ne convient pas) avenir mais il compte déjà ses spécialistes qui s’activent sur les différents champs de bataille : la politique, l’économie, les affaires… Objectif : détruire les réputations par empoisonnement de l’atmosphère médiatique.
Heureusement, les « Crises Makers » sont des apprentis sorciers qui ne maîtrisent pas toujours leur art. Ils fabriquent des bombes médiatiques ou plus modestement des boules puantes qui leur explosent parfois à la figure. Avec l’inévitable odeur.
Les catastrophes naturelles sont des crises à la fois « familières » et dévastatrices. Familières parce qu’elles font depuis toujours partie de la condition humaine et de notre paysage planétaire. Leurs causes sont en général connues et identifiées. Leur probabilité de survenance mathématisable. Leurs effets tout à fait imaginables et parfaitement insupportables.
Inondations, raz-de-marée, ouragans, tempêtes, tremblements de terre, les catastrophes naturelles ont aussi une dimension apocalyptique et sémiologique. Elles véhiculent un message de la Terre à ses habitants (ses occupants ?). Le message d’un grand corps, très ancien et fourbu, qui nous dit sa fatigue, sa colère, son envie de se libérer d’un poids qui semble l’accabler.
Heureusement, dans les catastrophes les plus cruelles comme le séisme de l’Aquila, il y a toujours des moments forts et émouvants qui relancent la machine du désir de vivre. Et des moments parfois drôles ou comiques comme ces quelques mots du président du conseil italien qui a su faire rire de lui avec un talent que chacun lui reconnaîtra.
Sylvio Berlusconi… Un humoriste comme chef de gouvernement ? Ou… une catastrophe naturelle ?
"Il ne leur manque rien, ils ont des soins médicaux, de la nourriture chaude... Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping", a déclaré Silvio Berlusconi à une journaliste de la chaîne allemande N-TV qui l'interrogeait sur la situation des sinistrés. Le chef du gouvernement italien a tenu ces propos alors que le tremblement de terre de lundi matin a tué plusieurs centaines de personnes, fait un millier de blessés dont une centaine dans un état grave, et laissé quelque 17.000 personnes sans toit et dans l'angoisse à chacune des nombreuses répliques du séisme.
Contrairement à l’idée courante admise par un évolutionnisme approximatif, l’homme ne descend pas du singe. Le singe ne l’aurait pas accepté.
Le robot descend du singe. L’homme descend du robot.
Qu’est-ce qui le prouve ? Ce curieux paradoxe chez l’homme à vouloir affirmer de manière croissante à la fois son désir de liberté et une tendance généralisée à la robotisation des fonctions humaines.
Les robots sont partout parmi nous. Regardez. Dans la rue, dans le métro, le bus, au bureau, au restaurant, baladeurs, téléphone mobile, mini-consoles de jeux, mini ordinateurs… black-berrysés compulsifs, i-phonisés chroniques… qui sont ces êtres que nous côtoyons tous les jours ? Ces êtres qui dégagent une étrange impression de présence/absence par l’automatisation de leurs comportements ? La science-fiction fournit la réponse. Ce sont des androïdes : des robots à l’apparence humaine. Le phénomène est tellement puissant que Google a baptisé sa plateforme logicielle de téléphonie mobile… Android !
L’invasion peut avoir des effets positifs. La robotisation de la guerre par exemple. Mettre les robots en première ligne dans les conflits militaires, c’est prendre une solide assurance-vie. C’est éviter ce qui donne aux guerres leur mauvaise réputation : les pertes humaines.
Un avenir de guerres sans pertes humaines aurait au moins un triple avantage. Ce serait d’abord un formidable moyen – pacifique ! - de traiter les crises sans cruautés inutiles. Ce serait aussi un puissant facteur de croissance économique et d’innovations technologiques : les guerres sont traditionnellement, pour notre monde, des purges ou plutôt des saignées qui permettent de reprendre goût à la vie et de repartir d’un bon pied vers de nouvelles aventures. Ce serait, enfin, une excellente manière de joindre l’utile et le ludique : la guerre deviendrait un jeu électronique. Et les militaires n’auraient plus honte d’être de grands enfants.
Restera un problème
à régler. Comment nous assurer que les robots respecteront les droits de l’homme ?
*Le "frère jumeau" de l'android est le
cyborg, être humain biologique truffé de nanotechnologies. A lire : Demain les post-humains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ?, Jean-Michel Besnier, Hachette Littérature,
collection "hautes tensions".
Une crise est toujours un révélateur. Dans les arrière-cuisines du quotidien apparaissent alors des mécanismes que l’on redécouvre avec d’autant plus de stupeur que l’on connaissait leur existence.
C’est ainsi que le débat actuel, l’inflammation médiatico-politique devrait-on dire, autour de la question des rémunérations des dirigeants des grands groupes et de l’usage des parachutes dorés semble, à la fois, légitime et… réducteur.
Comme le sont tout particulièrement les leçons de morale administrée en ce moment par la « classe politique » aux dirigeants des entreprises. Les politiques ne saisiraient-ils pas là une aubaine pour se refaire une santé sur le dos des dirigeants du monde économique en faisant de mine de découvrir que le capitalisme est synonyme de désir d'argent et de culte de l’argent… jusqu'à la cupidité.
Bien sûr, ceci ne devrait pas exempter les heureux bénéficiaires des parachutes dorés d’une saine méditation autour de cette observation pleine d’humour de Keynes, dans son essai sur la monnaie : « L’homme d’affaires n’est tolérable qu’aussi longtemps que ses gains peuvent être considérés comme ayant un certain rapport avec ce qui correspond grossièrement à l’utilité de ses activités pour la société. » Mais se concentrer sur l’accessoire même si celui-ci dans ses excès apparaît insupportable aux yeux de beaucoup, cela peut aussi faire perdre du temps sur l’essentiel.
Parachutes dorés, morale plombée ? Il est plus facile, dans une crise, de chercher des boucs émissaires que de trouver des solutions pour faire redémarrer l’économie avec les réformes nécessaires.
"Tout communique !..." s'émerveille la maîtresse de la maison ultramoderne dans Mon Oncle de Jacques
Tati. En multipliant et en accélérant la création de relation,
de liens, l'émission de promesses, la communication multiplie aussi les risques de ruptures. Les risques de crises. Si souvent le mensonge est au coeur de la crise (Cf Madoff),
la communication est aujourd'hui le grand accélérateur des crises car... "Tout communique !..."
http://www.tativille.com/
Comme dans les scènes de ménage, les crises peuvent parfois se déclencher ou être accélérées par quelques mots malheureux, un ton un rien méprisant,
une attitude, des gestes, des expressions du visage... Dans ces "quick starters" crisogènes, le signifiant compte souvent autant que le signifié, le ressenti autant que l'exprimé.
Les dirigeants devraient-ils suivre des cours de sémiologie comportementale ? Certainement. Nous ferions sans doute ainsi l'économie de nombreuses crises...
Qu'est-ce qu'un crash d'avion ? Une crise brutale et le plus souvent fatale. Qu'est-ce qu'un héros ? Quelqu'un qui, dans des circonstances exceptionnelles, par son comportement sauve des hommes, une idée, une nation... Avec Chesley Sullenberger, 57 ans, ancien de l'US Air Force, l'Amérique compte un nouveau héros : "Sully". Anticipation, sang-froid, maîtrise et humanité : toutes les qualités que l'on aimerait trouver chez nos dirigeants politiques. Particulièrement en période de "crash"... économique.