Côté « Cour »… Les tribulations sarkoziennes, les cotes d’amour/de désamour des ministres, les bourdes ségoliennes, la légende Obama, c’est la permanente saga des « people » qui nous gouvernent que l’on nous impose chaque jour. L’actualité est mise au régime jusque là réservé aux rubriques « people ». Politique, économie, tout devient « récit », « feuilleton », « show »… C’est le règne du « story-telling ». Il faut de l’émotion, des coulisses, des rebondissements, du suspense, des petites phrases aussitôt dites aussitôt oubliées. Culte du people et son complément indispensable… lynchage médiatique. A ce rythme, Le Monde ressemblera un jour à Closer…
Côté « Jardin »… Pour le bon peuple (nous !), lorsque les médias parlent de lui, la version banale et démocratique de la pipolisation se nomme dramatisation : des larmes, des drames, des angoisses, des cris, une forte demande de catharsis publique dans les prétoires…
En optant pour le primat du spectacle sur la recherche de l’intelligibilité, la presse est devenue le musée Grévin – vivant, pourrait-on dire - de l’information. Sa crise est plus profonde qu’elle ne le pense. C’est une crise d’identité.
*Soyons charitables, ne parlons pas de la presse régionale et de son théâtre désuet de carton pâte : inaugurations de nos vaillants édiles, élections des bureaux des associations, repas de « nos » ainés, galettes des rois, arbres de Noël, actualité des vides greniers…
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