"IMAGINONS LE PIRE... NOUS NE SERONS PAS DEçUS !"
"IMAGINONS LE PIRE... NOUS NE SERONS PAS DEçUS !"
« Refonder » le capitalisme est une expression qui peut signifier plusieurs chantiers tous de grande ampleur.
S’agit-il de changer ou de réformer le mode de production et d’échange lui-même et la théorie et la pratique de la valeur qui lui sont liées ? Passer, par exemple, d’un mode de propriété privée du capital à… A quoi au fait ? L’ennui, c’est qu’on ne voit pas de projets alternatifs à ce niveau fondamental. S’agit-il (on hésite à écrire « plus modestement ») de reconnecter le monde des échanges financiers à celui de l’économie réelle pour éviter les krachs et les… crashs ? Rude tâche à l'heure des réseaux mondiaux d'information.
S’agit-il de changer ou de faire évoluer significativement notre mode de vie, fondé sur un mode de consommation qui a fait du désir d’achat le principal vecteur de sociabilité ?
S’agit-il de réformer le mode de gouvernance des entreprises et le mode de gouvernement de la société dans un sens plus distributif pour l’un et plus participatif pour l’autre ?
L’ampleur de ces questions laisse d’autant plus perplexe qu’il faut penser et
agir vite.
Enfin, pourrait-on se dire, reste au moins l’idée de moraliser le capitalisme… C’est peut-être le
projet le plus difficile à concevoir et à mener à bien car il se heurte à quelque chose de diffus et de puissant à la fois : une « barrière biologique ».
Moraliser le capitalisme, c’est demander au guépard de devenir végétarien…
Que peut la
communication dans la crise que nous traversons actuellement ?
La communication des entreprises, la communication publique, la communication politique, c’est assez simple au fond : Des messages. Des images. Des médias. Et des objectifs : Vendre.
Séduire. Convaincre.
La crise, c’est assez simple, aussi du point de vue, en tout cas, de ses effets : Chaos. Destruction. Incertitudes.
Entreprises, collectivités publiques, citoyens, comment la communication peut-elle nous aider à surmonter la crise ? En se consacrant à ce qui assemble et rassemble les différentes communautés humaines dans le monde à cinq dimensions où nous vivons. En s’employant à répondre à une forte demande : Du sens. Des valeurs. Du partage.
La communication nous aidera à sortir de la
crise actuelle en revitalisant la « cinquième dimension ». La dimension humaine.
*Dans ce beau et étrange petit film « Life in the future year 4000 », que
manque-t-il ? Qui est absent ?...
Communiquer-en-p-riode-de-crise.--La-Provence.pdf
http://abonnes.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/02/20/que-peut-la-communication-dans-la-crise-cap-sur-la-cinquieme-dimension_1157870_3232.html
Côté « Cour »… Les tribulations sarkoziennes, les cotes d’amour/de désamour des ministres, les bourdes ségoliennes, la légende Obama, c’est la permanente saga des « people » qui nous gouvernent que l’on nous impose chaque jour. L’actualité est mise au régime jusque là réservé aux rubriques « people ». Politique, économie, tout devient « récit », « feuilleton », « show »… C’est le règne du « story-telling ». Il faut de l’émotion, des coulisses, des rebondissements, du suspense, des petites phrases aussitôt dites aussitôt oubliées. Culte du people et son complément indispensable… lynchage médiatique. A ce rythme, Le Monde ressemblera un jour à Closer…
Côté « Jardin »… Pour le bon peuple (nous !), lorsque les médias parlent de lui, la version banale et démocratique de la pipolisation se nomme dramatisation : des larmes, des drames, des angoisses, des cris, une forte demande de catharsis publique dans les prétoires…
En optant pour le primat du spectacle sur la recherche de l’intelligibilité, la presse est devenue le musée Grévin – vivant, pourrait-on dire - de l’information. Sa crise est plus profonde qu’elle ne le pense. C’est une crise d’identité.
*Soyons charitables, ne parlons pas de la presse régionale et de son théâtre désuet de carton pâte : inaugurations de nos vaillants édiles, élections des bureaux des associations, repas de « nos » ainés, galettes des rois, arbres de Noël, actualité des vides greniers…
Cela ressemble à une onde radioélectrique passablement agitée. Ça monte : optimisme, excitation, frisson, euphorie… Ça descend : anxiété, déni, crainte, désespoir, panique, capitulation, découragement, dépression…
Et lorsque l’on croit que c’est fini (« Adieu, monde cruel… »), cela repart à la hausse : espoir, soulagement, optimisme… Le point de « risque maximal » : Euphorie. Le point des « opportunités financières maximales » : quelque part entre Découragement et Dépression...
Le « cycle émotionnel des marchés financiers » nous rappelle que le monde de la finance est d’abord un univers psychique. Très loin de ce qu’il est convenu d’appeler le monde de « l’économie réelle » : des usines, des machines, des matières premières, des transformations matérielles, des produits, des équipements, des objets, des services…
Le monde de la finance apparaît pour ce qu’il est fondamentalement : un monde de l’émotionnel fondé sur la dynamique de la convoitise. Derrière les complexités des modèles mathématiques et les performances des réseaux informatiques planétaires, comme dans la science- fiction et la littérature de « fantasy », le monde de la finance masque ses pulsions primitives sous les habits de la sophistication technologique. Et nous offre comme valeurs celles d'un casino électronique mondial, frissons et décharges d'adrénaline garantis.
Le « cycle émotionnel des
marchés financiers » ressemble beaucoup au fameux manège des « montagnes russes ». Le principe de base est le même : prendre du plaisir à… se faire peur. Histoire de vérifier qu’on est toujours bien
vivant.
http://abonnes.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/02/02/crise-financiere-mondiale-le-cycle-emotionnel-de-l-homo-boursicotus_1149537_3232.html
« Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous
le pseudo rtg ».
La tempête qui s'est abattue sur le sud-ouest de la France vient nous rappeler durement la différence existant entre le
"probable" et le "prévisible". Les catastrophes naturelles sont tout à fait probables quant à leur survenance mais jamais tout à fait prévisibles quant à leurs effets et à leur
ampleur.
C'est pour cela que, malgré les efforts réels accomplis ces dernières années du point de vue de leur gestion, elles ravivent le débat récurrent sur le "ne pouvait-on pas
faire mieux ?..."
La dynamique des crises que sont les catastrophes naturelles est d'une grande complexité.
Prévoir n'est pas prévenir.
Prévenir n'est pas réagir.
Réagir n'est pas traiter.
Traiter n'est pas... Prévoir.
Les catastrophes naturelles sont complexes aussi du point de vue perceptif et affectif par la cohabitation qu'elles soulignent entre solitude et solidarité.
Les catastrophes naturelles viennent enfin secouer nos habitudes culturelles : elles nous obligent à conjuguer fragilité avec solidité. Autrement dit, elles nous rappellent
brutalement notre humanité.
Natural catastrophes and man-made disasters in 2007: high losses in Europe
http://www.swissre.com/pws/research%20publications/sigma%20ins.%20research/sigma%20archive/sigma%20archive%20%28english%29.html
http://abonnes.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/01/28/tempete-klaus-dans-le-sud-ouest-gestion-des-catastrophes-naturelles-le-probable-et-le-previsible_1147494_3232.html
"Tout communique !..." s'émerveille la maîtresse de la maison ultramoderne dans Mon Oncle de Jacques
Tati. En multipliant et en accélérant la création de relation,
de liens, l'émission de promesses, la communication multiplie aussi les risques de ruptures. Les risques de crises. Si souvent le mensonge est au coeur de la crise (Cf Madoff),
la communication est aujourd'hui le grand accélérateur des crises car... "Tout communique !..."
http://www.tativille.com/
Comme dans les scènes de ménage, les crises peuvent parfois se déclencher ou être accélérées par quelques mots malheureux, un ton un rien méprisant,
une attitude, des gestes, des expressions du visage... Dans ces "quick starters" crisogènes, le signifiant compte souvent autant que le signifié, le ressenti autant que l'exprimé.
Les dirigeants devraient-ils suivre des cours de sémiologie comportementale ? Certainement. Nous ferions sans doute ainsi l'économie de nombreuses crises...
Qu'est-ce qu'un crash d'avion ? Une crise brutale et le plus souvent fatale. Qu'est-ce qu'un héros ? Quelqu'un qui, dans des circonstances exceptionnelles, par son comportement sauve des hommes, une idée, une nation... Avec Chesley Sullenberger, 57 ans, ancien de l'US Air Force, l'Amérique compte un nouveau héros : "Sully". Anticipation, sang-froid, maîtrise et humanité : toutes les qualités que l'on aimerait trouver chez nos dirigeants politiques. Particulièrement en période de "crash"... économique.