L’enchaînement des catastrophesqui ont frappé le Japon nous apprend
beaucoup sur le monde d’aujourd’hui.
Nous vivons dansun monde où les
risques naturels et les risques technologiques s’enchevêtrent d’une manière de plus en plus inextricable et potentiellement redoutable.Dans le cas présent, deux catastrophes naturelles successives,
tremblement de terre et tsunami, ont provoqué une catastrophe technologique nucléaire : Fukushima.
Nous vivons dans un monde où les points de
fragilité sont les principaux domaines structurants, ceux-là mêmes qui sont au cœur du développement et de la survie de l’humanité. De nombreuses crises importantes l’ont souligné ces dernières
années, ce sont en particulier les secteurs de l’énergie, des transports, de la finance.
Enfin, nous vivons dans un monde où les
risques et les crises sont de plus en plus à très rapide pouvoir de diffusion internationale.
Ce paysage nouveau des risques se trouve
dramatiquement résumé dans la triple catastrophe qui a frappé un des pays emblématiques du monde développé : le Japon.
Seul un auteur de science-fiction ou un
réalisateur de films à très gros budget aurait pu imaginer un tel enchaînement. C’est pour cela qu’il est urgent d'intégrer les producteurs
d'oeuvres d'imagination dans les équipes chargées d'anticiper les risques et les crises.
La revanche des littéraires sur les
scientifiques, des artistes sur les techniciens…
Intelligence stratégique, sens de l’effort collectif, maîtrise époustouflante des égos, les
« Bleus »viennent
d’attirer spectaculairement l’attention sur leurs performances en réussissantla première grève sauvage d’une équipe pendant une coupe du monde.
Que l’on aime beaucoup, un peu, ou pas du tout, le
football, on analysera pendant longtemps les ingrédients d’un tel exploit dans les écoles de management.
Au-delà du ridicule, qui ne tue plus depuis longtemps
grâce aux reality shows de la TV, cet épisode traduit un dérèglement profond du système du football professionnel,pourripar l’argent etémotionnellement surinvestipar le public, les médias et la classe politique.
C’est ici que la crise de
nerfs devient le symptôme d'une crise tout court.
Les lois de la communication politique sont décidémentimpitoyables. La gaffe que vient de commettre le premier
ministre anglais sortant et qui va lui coûter un bon contingent de suffrages (sinon plus !) vient de le montrer à nouveau.Profitons-en pour faire un petit rappel très simple à l’usage de cette catégorie socioprofessionnelle
fort injustement et justement, à la fois, décriée.
Durant une campagne électorale, un(e) candidat(e) doit s’en tenir à quelques règles
très simples :
Règle N°1 :Ne jamais dire ce que l’on pense vraiment des électeurs dont on sollicite les suffrages.
Règle N°2 :Ne jamais porter de cravate afin de fuir comme la peste les micros-cravates trop indiscrets qui viennent s’y accrocher comme les
berniques aux rochers.
Règle N°3 :Ne jamais rien dire d’important ou de significatif qui puisse vous être un jour reproché…
Le respect de ces 3 règles ne garantit pas le succès électoral. Mais cela évite
assurément de se ridiculiser.
La nature semble décidée en ce moment à nous rappeler brutalement
son existence.Après les tremblements de terre, la tempête Xynthia, l’éruption du volcan islandais (Eyjafjöll) vient, une fois de plus, nous signifier
la fragilité de notre monde hyper technologique.
Et nous bousculer sur un concept clef de notre
société : la mobilité.
La mobilité est au cœur de notre système. Mobilité
virtuelle, informationnelle et communicationnelle avec ce que l’on pourrait appeler « l’internetisation » du monde. Mobilité physique, réelle aussi avec le rôle de plus en plus stratégique et planétaire des transports.
Par ces brusques « rappels de la nature », notre société du culte de la vitesse se voit confrontée à des
accélérations chaotiques et indésirables qui la… ralentissent.
Mobilité virtuelle. Mobilité réelle. Il nous reste maintenant à faire l’apprentissage de la mobilité culturelle. Celle qui nous permettra d’accepter… l’immobilité ponctuelle.
Il n'y a pas que la Grande
Question du réchauffement climatique... Non ! D’où vient cette angoisse qui nous saisit parfois sans prévenir ? Et ces crises qui provoquent tant de chaos sur la voie semée
d'embûches de la perfection ? De l’absence de réponse satisfaisante à certaines questions. Notamment celles-ci…
Comment partager équitablement les richesses entre ceux qui les produisent et ceux qui en profitent ? Sans appauvrir les riches et sans trop enrichir les pauvres, ce qui serait nuisible au
nécessaire déséquilibre de la société…
Y a-t-il une vie après la mort ? Y a-t-il une mort avant la vie ? Et que font les compagnies d’assurance devant ce mystère ?
Dieu
existe-t-il ? Et si oui, pourquoi ?
Si l’univers a
eu un début, connaîtra-t-il nécessairement une fin ? Et à quelle heure précise pour que je ne rate pas mon TGV ?
Enfin, la plus importante de toutes les questions : Combien ai-je d’amis
sur Facebook ? Et puis-je compter sur eux pour payer mes impôts ?
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