"IMAGINONS LE PIRE... NOUS NE SERONS PAS DEçUS !"
"IMAGINONS LE PIRE... NOUS NE SERONS PAS DEçUS !"
Des milliers de millards d'Euros qui partent en fumée.
Des gouvernements pompiers qui s'emploient à colmater (à crédit!) les "trous noirs" d'anti-matière dans l'océan abyssal des pertes.
Des
places boursières qui perdent la boule et accessoirement la moitié de leur valeur par la même occasion.
Des groupes industriels internationaux ou de taille mondiale qui attachent les ceintures (et les serrent pour les passagers de la classe éco) afin de continuer leur vol en pilotage
automatique malgré les trous d'air.
Le crédit pour les entreprises et les particuliers qui se tarit tel l'oued impétueux en plein été marocain .
L'hydre du chômage qui renaît de ses cendres encore fumantes du dernier barbecue.
Des hordes de courageux lecteurs jusque là assoupis qui se précipitent toutes affaires cessantes vers les rayons "science économique" de la Fnac pour découvrir avec stupéfaction que l'économie
n'a jamais été... une science !
C'est sûr, les nouvelles ne sont pas bonnes en ce moment sur notre vieille planète.
Ne voyons pas tout en noir ! Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), un français amateur paraît-il de jolies femmes, vient d'être pardonné d'avoir "commis une
regrettable erreur". Et son épouse, nous assure sur son blog : "nous nous aimons comme au premier jour".
Pourquoi ne pas suivre ce vertueux exemple... Banquiers, boursiers, traders du monde entier... Aimez-vous comme au premier jour
!
Alors nous avons vu ce premier numéro d'un nouveau
magazine d'information de France 2 préparé par l'agence Capa et présenté par David Pujadas : une journaliste reporter qui dissimule son identité et se fait embaucher comme aide-soignante
dans une maison de retraite, petite caméra numérique cachée, interviews dissimulées, images "chocs" volées...
Nous avons vu... Nous avons vu quoi au fait ?...
Sur le fond du sujet abordé "la réalité de ce qui se passe dans les maisons de retraite" : nous n'avons rien appris de nouveau. Sinon ce que
l'on savait déjà : pas assez de personnel formé et qualifié, fatigue des personnels, agacements, situations humiliantes autant engendrées par l'état de santé de certains pensionnaires en fin de
vie que par le stress et la fatigue du personnel, tristesse, pathétique séquence d'un mourant... Aucune révélation. Pas la moindre oreille d'un scoop...
La forme : en... réalité tout est là : une mise en scène dramatisante qui, à elle seule, veut nous suggérer que l'on va voir ce que l'on va
voir... On nous suggère que l'on est presque dans une enquête policière... Mise en scène d'une journaliste que l'on voit jouer au Rouletabille, blouson de cuir, voiture d'accompagnement en
planque devant l'établisssement, caméra secouée, visages floutés, établisssement non cité sauf que... l'on en voit suffisamment (les façades, le porche d'entrée) pour que les habitants
reconnaissent facilement où l'on est et que le DAS visée s'identifie en quelques secondes...
Au final : le règne de l'enquête "pipeau", de
l'information-fiction, du reportage dénaturé...
Jusqu'au plateau débat qui suit le reportage et où David Pujadas pose quelques questions à la journaliste en "ombre chinoise" sur grand
écran afin de "préserver son anonymat" parce qu'elle prépare une autre "infiltration", nous dit-il sans rire alors qu'on a vu son visage à de nombreuses reprises au début et à la fin
du reportage !... La journaliste... Une question aurait pu lui être posée : quel effet cela lui fait de "jouer aux espions", de tromper les
gens, d'essayer délibérément de les piéger avec des questions biaisées ? Laisserait-elle, aussi, sa déontologie au vestiaire ?... Tout ça pour "zéro
info"...
Il paraît qu'il s'agissait de provoquer "un choc salutaire" affirme Hervé Chabalier le patron de Capa... Salutaire
pour qui ? La maison de retraite qui s'est découverte ce soir là sur France 2, les conditions de vie des pensionnaires de la dite maison de retraite...
Salutaire pour les journalistes qui perdent souvent les pédales en mettant à la poubelle leurs règles déontologiques et ont de plus en plus tendance à se prendre pour des justiciers...
masqués ?
Histoire de compenser la pratique quotidienne et dominante d'un journalisme courtisan, voyeur, people...
Que ce magazine d'un nouveau type soit hébergé sur France 2, en dit long accessoirement sur la prétendue "télévision publique" qui n'a plus grand chose à envier aux chaînes
privées...
Quand aux services de communication des entreprises ou des institutions... Mon conseil du jour : pour faire face aux journalistes "infiltrés" il faut inventer de toute urgence le
média-training pour interview avec caméra cachée !...
Alors, le "journalisme infiltré" derrière les lignes ennemies... un avenir pour l'information ? Ou un nouvel avatar de la crise du journalisme ?
Le débat est ouvert...
Le syndicat des journalistes SNJ de la
chaîne a demandé mercredi l'arrêt de l'émission. Tout en reconnaissant qu'"il est possible de recueillir des informations par des moyens détournés quand il n'y a aucune possibilité de
faire autrement", le syndicat estime qu'il ne peut s'agir que d'"exceptions". "Bâtir un concept d'émission sur des exceptions est à la fois dangereux et choquant", écrit le
SNJ.
Intéressante cette interview du président de Dexia sur son golden parachute... Bien sûr il s'agit de dénoncer un affreux
capitaliste... Regardez attentivement cette interview et surtout... écoutez là... C'est la journaliste qui introduit le chiffre ridicule et faux des "3 000 €"... L'interviewé le
remarque mais ne dit rien...Jusqu'à ce que la journaliste "découvre" l'erreur sur le chiffre, éclate de rire et entraîne le rire de l'interviewé... Le but n'était-il pas de faire
rire le président de Dexia en train de parler de son parachute doré ? Qui manipule ?...
Quels sont ceux qui s'en sortiront le mieux dans le
krach ?... La réponse ne vient pas d'un économiste distingué mais...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/alain%2Bsouchon/video/x70auu_alain-souchon-parachute-dore-gratui_music
Alors voilà nous y sommes ! En plein dedans.. Ceux qui jouaient jusqu'à présent à se
sentir les "maîtres du monde" - même sans faire partie de ces sportifs de haut niveau : les "golden parachutés" - éprouvent les vertiges aériens des trous d'air... New-York, Londres,
Tokyo, Paris... C'est le règne du sauve-qui-peut dans la mal nommée "communauté financière"... Beaucoup vont chercher du boulot ... Ailleurs... Cueillir les oranges au Mexique
?....
"Tout communique !..." s'émerveille la maîtresse de la maison ultramoderne dans Mon Oncle de Jacques
Tati. En multipliant et en accélérant la création de relation,
de liens, l'émission de promesses, la communication multiplie aussi les risques de ruptures. Les risques de crises. Si souvent le mensonge est au coeur de la crise (Cf Madoff),
la communication est aujourd'hui le grand accélérateur des crises car... "Tout communique !..."
http://www.tativille.com/
Comme dans les scènes de ménage, les crises peuvent parfois se déclencher ou être accélérées par quelques mots malheureux, un ton un rien méprisant,
une attitude, des gestes, des expressions du visage... Dans ces "quick starters" crisogènes, le signifiant compte souvent autant que le signifié, le ressenti autant que l'exprimé.
Les dirigeants devraient-ils suivre des cours de sémiologie comportementale ? Certainement. Nous ferions sans doute ainsi l'économie de nombreuses crises...
Qu'est-ce qu'un crash d'avion ? Une crise brutale et le plus souvent fatale. Qu'est-ce qu'un héros ? Quelqu'un qui, dans des circonstances exceptionnelles, par son comportement sauve des hommes, une idée, une nation... Avec Chesley Sullenberger, 57 ans, ancien de l'US Air Force, l'Amérique compte un nouveau héros : "Sully". Anticipation, sang-froid, maîtrise et humanité : toutes les qualités que l'on aimerait trouver chez nos dirigeants politiques. Particulièrement en période de "crash"... économique.