La communication politique est un
univers fluide et réactif dans lequel beaucoup de choses peuvent basculer en peu de temps. Surtout lorsqu’on oublie les règles de base… Parmi celles-ci : ne jamais se montrer agressif. Ces quelques instants d’agressivité personnelle manifestée à l’encontre de Daniel Cohn-Bendit ont valu des bulletins de vote supplémentaires à la liste écologiste.
Et contribué à son renvoi « au piquet » de la quatrième place pour François Bayrou qui avait choisi de faire de l'élection européenne un "tour d'échauffement" d'athlète pour la
future élection présidentielle.Une erreur tactique qui est venue s’ajouter à une erreur stratégique
celle-là : s’être trompé d’élection. Inexcusable pour un professionnel de la politique comme le président du Modem.
Voilà un mot agressif et invasif dont on se serait bien passé à quelques semaines des
inévitables fêtes de fin d'année synonymes de bons sentiments et de sûcreries... KRACH !
Ce mot a vraiment une sale allure, lourde et désagréable comme un marteau qui vous tombe sur le
pied. Et ne parlons pas du son : KRACH ! C'est brutal, sans charme, sans aucune empathie.
La CHOSE est apparue pour la première fois en 1873 lors de la chute des bourses de Vienne et de Berlin. On disait KRAX ou
KRAK...
Comme d'habitude, jaloux les anglo-saxons ont voulu se l'approprier et l'ont rebaptisé CRASH... Ne pas confondre
avec cet autre CRASH : le CRASH aérien fait peu de survivants, le CRASH boursier fait lui beaucoup... de survivants dans les soupes
populaires.
Finalement tout le monde a préféré KRACH. Dans le monde sophistiqué et immatériel de la finance mondiale, KRACH est
un mot lourd et indigeste mais compris dans toutes les langues.
Boursier ou immobilier, le KRACH invite à revoir les fondations de la maison. Plus vite dit que fait.Ce
n'est pas facile de refaire les fondations d'une maison quand on l'habite. Et que s'annonce l'hiver.
Quel succès pour ce mot qui fit ses premiers pas dans la biologie et la médecine...
Aujourd'hui, "virus" s'est diffusé dans de multiples domaines jusqu'à coloniser des univers jusqu'alors immunisés de son envahissante... affection. "Virus" est partout. Par précaution, d'ailleurs, mettons des guillemets pour nous protéger.
Il nous traque et nous surveille à chaque instant !
"Virus", c'est la crise démocratisée accessible à tous et à chacun.
"Virus" est toujours biologique et matériel. Mais il a aussi muté pour envahir le monde de l'immatériel...
On ne parle plus d'un engouement, d'un talent, d'une passion mais d'un "virus"... "Il a le virus de..."
Le marketing est aujourd'hui "viral" pour ne plus nous lâcher d'une semelle et coller, paraît-il, à tous nos désirs de consommation avoués et secrets. Et surtout à ceux que nous n'avons
pas.
Internet est le grand complice de l'invasion mondiale de "virus". Pas une journée sans alerte aux "virus" plus ou moins virulents et dévastateurs pour nos disques durs. Nos mémoires
vives resteront-elles encore longtemps immunisées ?
Jusqu'aux plus récents et planétaires ravages du "virus de la finance" sur les places boursières mondiales avec les résultats que l'on sait.
Il faudrait rendre obligatoire la présence d'un immunologue dans toutes les salles des marchés.
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